Bien que suscitant auourd'hui l'enthousiasme des occidentaux, le Dalai lama et son régime théocratique sont une menace pour les libertés publiques au Tibet. La république populaire de Chine, en dépit des difficultées structurelles et institutionnelles qu'elle rencontre a néanmoins permis au Tibet d'accéder à la modernité. Il convient donc de remettre les événements à leur place, en déplorant certes la violence et sa répression mais en abordant le sujet sans a priori et avec raison. La France signe des contrats avec la Lybie, l'Arabie Saoudite, l'Iran, ou bien d'autres pays encore qui sont bien loin derrière la Chine en matière de liberté et de droits.
Un expert tibétain a défendu lundi les progrès obtenus sur le plan des droits religieux et individuels dans la région, ajoutant que la religion avait progressé d'une force coercitive avant 1951 à une liberté protégée par la loi.
L'ancienne loi tibétaine stipulait que le bouddhisme était la seule religion légitime, et les autres religions étaient interdites comme hérésies, a rappelé Sherab Nyima, vice-président de l'Université centrale des Nationalités basée à Beijing, en marge du Forum de Beijing sur les droits de l'Homme. En photo: le nouveau chemin de fer reliant Lhassa au reste de la Chine, il contribue au développement économique de cette province intérieure, moins riche et moins industrialisée que les provinces littorales.
Actuellement, la liberté religieuse est un droit fondamental des citoyens chinois sous la protection de la Constitution, a-t-il indiqué.
Sous le servage féodal de l'ancien Tibet, la plupart des personnes n'étaient que des serfs déprivés de dignité humaine fondamentale. Elles n'avaient ni droits personnels, ni droits de subsistance, sans parler des droits politiques ou autres droits de l'Homme.
La loi tibétaine protégeait même publiquement les privilèges de certains et l'inégalité avant 1951 où le Tibet a été libéré pacifiquement.
Un système administratif moderne caractérisé par l'autonomie régionale et des services publics appropriés se développe au Tibet, ont indiqué des tibétologues, qui ont nié toute possibilité de retour de la région à une théocratie avec le dalaï lama à sa tête.
La théocratie a été déracinée du Tibet, le peuple ayant tiré les leçons du passé, a dit vendredi le professeur Lhagpa Phuntshogs, directeur général du centre de recherche en tibétologie de Chine (CRTC).
L'ancien système politique a empoisonné le Tibet, laissant des milliers de personnes vivre dans la pauvreté et l'esclavage, a-t-il indiqué. "Le dalaï lama, depuis le 5e, s'assoit en tête de cette hiéharchie et est resté son symbole jusqu'ici".
Selon des documents historiques, la plupart des adeptes du dalaï lama en 1959 étaient des nobles et des moines jouissant de privilèges sous le règne de la théocratie et de la gestion féodale.
Ils se sont opposés à la Chine parce qu'ils ont refusé toutes les réformes et changements de l'ancien système initiés par le gouvernement central, selon l'expert.
"Le Tibet n'est pas paradis. Il fait face à des défis et difficultés au cours de son développement", a dit Bio Hua,
chercheur du CRTC. "Mais le peuple sait qui fait preuve d'un sens réel des responsabilités au Tibet."
Article: Chine informations, site francophone indépendant d'informations sur la Chine.
Le parti qui vit sous l'ombre de son Maître, François Bayrou, en dépit de son faible score a monopolisé l'attention médiatique lors des récentes élections. On l'aura compris, il s'agit de la stratégie politicienne de Bayrou avec pour seul but: l'Elysée le plus tôt possible, un peu comme François Mitterrand auparavant (je ne dis pas que ce sont les seuls).
Il s'agit là d'une accaparation partielle de la souveraineté du corps électoral: avec la promesse d'un "holp up" sur nos institutions, d'un retour au régime des partis, dans lequel, le centre jouerait un rôle de charnière, "faiseur de rois" comme l'explique, au niveau local, l'article suivant. (source: http://www.revue-republicaine.fr/ )
Le MoDem se rêve faiseur de rois
mardi 11 mars 2008.
La cinquième république qui, fêtera cette année son cinquantième anniversaire fera l'objet d'une révision constitutionnelle, probablement début juillet. A la suite de son élection, le président de la république a souhaité "moderniser" les institutions; volontée qui sera exposée lors de son discours d'Epinal et matérialisée par la création du comité Balladur (www.comite-constitutionnel.fr).
Suivant la feuille de route du chef de l'Etat, ce comité a remis son rapport, désormais Edouard Balladur se satisfait de son adoption par le conseil des ministres, la plupart des propositions ayant été retenues.
Ainsi, davantage de droits devraient être accordés au parlement, bien que la réforme ne soit pas d'une grande ampleur. En outre, les citoyens pourront invoquer la constitutionnalité d'une loi devant un tribunal, ce qui permet d'élargir d'une part le contrôle de constitutionnalité, cette fois ci a posteriori. Jusqu'à présent, les juridictions françaises pouvaient se voir contredites par la CEDH mais pas par la constitution française... Après la réforme du quinquennat, la "règne" présidentiel sera à nouveau raccourci, avec une limite de deux mandats.
"Notre texte va révolutionner la
manière de gouverner", se félicite l'Elysée. "Cette révision va rendre encore plus difficile le gouvernement de la France et l'engagement des réformes", réplique un magistrat du Conseil d'Etat. D'autres voix discordantes se font entendre au sein de la majorité mais aussi certains dénoncent une "américanisation" du régime...
La maîtrise partielle de l'ordre du jour par les parlementaires semble faire davantage l'unanimité tandis que peu d'efforts ont été faits pour améliorer la représentativité...